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Cadeaux en chocolat à Bruxelles

Cadeaux10 min de lecture

Pour la Saint-Nicolas, pour Noël ou pour remercier une équipe, une boîte de chocolats se trouve vite, mais se choisit moins vite qu'il n'y paraît. Choisir le format, lire l'étiquette, garder la boîte intacte jusqu'au jour J, la faire voyager : voici nos repères, appuyés sur les textes officiels.

La boîte Terra de l'Atelier Sainte Catherine, seize mini-tablettes d'origine, ouverte, son couvercle doré posé à côté

Tablette, praline ou truffe : laquelle offrir, et à qui ?

Offrez une tablette à qui aime comparer les origines et lire une étiquette, une boîte de pralines ou de truffes à qui aime partager à table, et des mini-tablettes à qui veut goûter plusieurs chocolats sans choisir. Le bon cadeau dépend surtout du moment : un geste personnel, une table de fête ou une attention pour toute une équipe.

La tablette se prête à une dégustation attentive, carré par carré. En Belgique, une tablette de chocolat noir ou au lait doit indiquer sa teneur minimale en cacao, exprimée en pourcentage (arrêté royal du 19 mars 2004) : de quoi comparer deux origines, ou deux pourcentages d'une même fève.

La praline a une définition légale : un produit de la taille d'une bouchée, fait de chocolat fourré ou de chocolat associé à d'autres ingrédients, le chocolat représentant au moins 25 % de son poids (même arrêté). Une boîte assortie se prête au partage : chacun choisit la sienne.

La truffe, elle, n'est pas définie par cet arrêté, et sa recette varie d'une maison à l'autre. Si la personne évite un ingrédient ou souffre d'une allergie, demandez la composition avant d'acheter, pièce par pièce si nécessaire.

Que mettre dans le soulier pour la Saint-Nicolas ?

La Saint-Nicolas se fête dans la nuit du 5 au 6 décembre. Selon l'inventaire flamand du patrimoine immatériel, le saint apporte alors des cadeaux aux enfants sages ; les friandises typiques sont les figurines en chocolat et en massepain, le spéculoos, les mandarines, les pièces en chocolat en papier doré et de petits biscuits secs en forme de lettres.

Le même inventaire décrit le rituel : les enfants déposent leur soulier avec une carotte, un navet et quelques morceaux de sucre pour le cheval du saint, à côté d'un dessin et d'une lettre de souhaits ; au matin, la pièce est remplie de friandises et de jouets. En Flandre, toujours selon cet inventaire, beaucoup de villes et de communes accueillent Saint-Nicolas en fête entre fin octobre et fin novembre : mieux vaut prévoir les chocolats tôt.

Pour un soulier d'enfant, pensez aux petits formats faciles à glisser et à partager. Pour un adulte resté attaché à la Saint-Nicolas, une tablette pure origine ou un assortiment de mini-tablettes fait un cadeau plus personnel.

Quel chocolat offrir à Noël ?

À Noël, pensez à la table plutôt qu'à une seule personne : une boîte de pralines ou de truffes que l'on fait circuler avec le café, ou un coffret de dégustation que l'on ouvre à plusieurs. Pour l'hôte qui préfère le chocolat noir, une tablette riche en cacao conclut bien le repas, à partager en petits carrés.

Une boîte de Noël attend souvent plusieurs jours sous le sapin, dans un coffre de voiture ou près d'un radiateur. Achetez-la assez tôt pour choisir sans hâte, mais gardez-la au frais et au sec jusqu'au réveillon : la chaleur et les écarts de température abîment l'aspect du chocolat (voir plus bas).

Si des invités ont des allergies, une boîte assortie demande une question de plus : vendu sous une dénomination comme « chocolats assortis », un assortiment peut porter une liste unique des ingrédients pour toutes ses pièces (arrêté royal du 19 mars 2004), si bien que l'étiquette ne dit pas forcément quelle pièce contient quoi.

Comment choisir un cadeau d'entreprise en chocolat ?

Partez du nombre de personnes et du message à faire passer, puis choisissez un format identique pour tous, facile à transporter et dont la composition est connue. Contactez le chocolatier tôt, surtout pour décembre, et demandez la liste des allergènes avant de confirmer : la boîte sera ouverte loin de la boutique, sans personne pour répondre aux questions.

Ce dernier point compte. Pour des chocolats vendus au comptoir ou emballés à votre demande, le règlement européen 1169/2011 rend obligatoire l'indication des allergènes, sans imposer à lui seul les autres mentions de l'étiquette ; en Belgique, elle doit en principe être disponible par écrit là où le produit est vendu, et ne peut être donnée oralement qu'à certaines conditions, dont un personnel formé (arrêté royal du 17 juillet 2014). Pour un cadeau distribué à des dizaines de personnes, demandez-la par écrit.

Un format unique simplifie tout : même boîte, même contenu, même liste d'ingrédients. Pour une commande particulière, parlez-en directement avec la maison : c'est elle qui vous dira ce qu'elle peut faire, et dans quels délais.

Quels allergènes une boîte de chocolats doit-elle signaler ?

Le règlement européen 1169/2011 dresse une liste de quatorze allergènes à signaler dès qu'ils sont utilisés et encore présents dans le produit fini. Dans une boîte de chocolats, regardez en particulier le lait, les fruits à coque (amandes, noisettes, noix, pistaches…), les œufs et le soja, qui figurent tous sur cette liste.

Sur une boîte préemballée, ces allergènes apparaissent dans la liste des ingrédients, mis en évidence, par exemple par la police, le style ou la couleur de fond. Sans liste des ingrédients, la mention comporte le mot « contient », suivi du nom de l'allergène (article 21 du règlement).

Pour les chocolats vendus au comptoir, l'information reste obligatoire. En Belgique, elle doit être disponible par écrit, sur papier ou sur écran, là où le produit est vendu ; à défaut, elle peut être donnée oralement, à certaines conditions : à la demande du client, sans délai, avant l'achat, sans frais et par un personnel formé aux allergies (arrêté royal du 17 juillet 2014). Pour une boîte assortie, demandez le détail pièce par pièce.

Comment conserver des chocolats jusqu'au jour J ?

Gardez-les bien emballés dans un endroit frais, sec et à température constante, loin des odeurs fortes. L'Administration luxembourgeoise vétérinaire et alimentaire (ALVA) situe la température idéale entre 18 et 20 °C, avec une humidité relative de 50 à 55 % au plus. Sur une boîte préemballée, les conditions particulières de conservation éventuelles figurent sur l'étiquette (règlement 1169/2011).

Le voile blanc ou grisâtre qui apparaît parfois en surface s'appelle le blanchiment. L'ALVA en distingue deux : le blanchiment gras, quand le beurre de cacao migre vers la surface sous l'effet des variations de température et y cristallise, et le blanchiment sec, causé par l'humidité, qui dissout un peu de sucre en surface avant qu'il recristallise.

Le piège classique : passer trop vite d'un endroit frais à un endroit beaucoup plus chaud. Le chocolat « transpire », écrit l'ALVA, et l'humidité qui se forme en surface favorise le blanchiment sec. Un chocolat blanchi reste consommable : c'est surtout un problème d'aspect, même si le blanchiment peut parfois altérer un peu la texture ou le goût.

Peut-on emporter du chocolat dans ses bagages en avion ?

Depuis un aéroport de l'Union européenne, les liquides, aérosols et gels ne passent en règle générale en cabine qu'en récipients de 100 ml au plus, réunis dans un sac transparent d'un litre au plus. La définition européenne inclut aussi les pâtes et les mélanges liquides/solides : une pâte à tartiner au chocolat est donc concernée. Une tablette est un solide.

Pour des pralines ou des truffes fourrées, renseignez-vous avant de partir : pour la liste détaillée des articles interdits, le portail européen Your Europe renvoie au site de l'aéroport ou à la compagnie aérienne. En cabine comme en soute, protégez la boîte de la chaleur et des écarts de température brusques, qui favorisent le blanchiment.

Vers la Grande-Bretagne (Angleterre, Écosse et pays de Galles), le gouvernement britannique autorise sans restriction, pour un usage personnel, le chocolat et la confiserie, sauf ceux faits avec beaucoup d'ingrédients laitiers non transformés. Pour une autre destination, vérifiez les règles d'importation du pays avant de partir.

Que faut-il encore savoir avant d'offrir des chocolats ?

En bref : un chocolat blanchi reste consommable, les écarts de température sont à éviter, une boîte de pralines n'affiche pas forcément de pourcentage de cacao, et la Saint-Nicolas se fête dans la nuit du 5 au 6 décembre. Pour une commande d'entreprise, contactez directement la maison. Le détail, question par question :

Un chocolat blanchi est-il encore bon ? Oui. Pour l'ALVA, le blanchiment est plutôt un problème visuel, qui n'affecte pas la sécurité alimentaire ; la texture ou le goût peuvent changer un peu, mais c'est en général à peine perceptible.

Faut-il mettre les chocolats au réfrigérateur ? La fiche de l'ALVA n'en parle pas, mais elle situe la température idéale entre 18 et 20 °C et met en garde contre le passage trop rapide d'un endroit frais à un endroit plus chaud, qui fait transpirer le chocolat. Sauf indication contraire sur l'étiquette, un placard frais et sec, loin d'une source de chaleur, convient donc mieux.

Une boîte de pralines indique-t-elle le pourcentage de cacao ? Pas forcément. L'arrêté royal du 19 mars 2004 impose d'indiquer la teneur minimale en cacao du chocolat et du chocolat au lait, mais pas celle des pralines.

Quand fête-t-on la Saint-Nicolas ? Dans la nuit du 5 au 6 décembre ; au matin, les enfants trouvent friandises et jouets.

Peut-on commander des chocolats pour une entreprise à l'Atelier Sainte Catherine ? Contactez-nous : par téléphone dans l'une de nos deux boutiques, ou par e-mail à info@ateliersaintecatherine.be.

Que propose l'Atelier Sainte Catherine pour vos cadeaux ?

Nos boîtes de pralines et de truffes, la boîte Terra « Voyage au pays du cacao », nos tablettes et mini-tablettes pure origine, nos mendiants et nos orangettes. Pour un cadeau d'entreprise ou une commande particulière, contactez-nous : par téléphone dans l'une de nos deux boutiques, ou par e-mail à info@ateliersaintecatherine.be.

Nos tablettes Tree to Bar viennent de cacaos natifs du Pérou, suivis depuis l'arbre par un partenaire spécialisé, puis finalisés dans notre atelier du Quai aux Briques : Amazonas (Vraem), Cacao Blanco (Piura) et Solo Cacao (Cusco). Nos tablettes noires ne contiennent que trois ingrédients : la masse de cacao pure, le beurre de cacao issu des mêmes fèves et le sucre de canne panela ; le Solo Cacao est même conçu sans ajout de beurre de cacao. Amazonas et Cacao Blanco existent aussi au lait (50 %). La boîte Terra réunit seize mini-tablettes de ces trois terroirs.

Nos pralines et truffes sont une sélection issue du savoir-faire d'un chocolatier partenaire, reconnu pour sa maîtrise des textures et des saveurs. Nos mendiants associent notre chocolat à la noisette du Piémont, l'amande d'Avola, la noix du Périgord, la pistache de Bronte et le raisin sec : ils contiennent donc des fruits à coque. Nos orangettes sont des écorces d'orange confites enrobées de chocolat noir.

Nos créations vous attendent dans nos deux boutiques : à Sainte-Catherine, Quai aux Briques 36, où la boutique est intégrée à l'atelier, et au Sablon, rue de Rollebeek 26, entre le Grand Sablon et la Grand-Place, où l'on peut aussi déguster sur place. Pour connaître les allergènes d'un produit précis, demandez en boutique ou écrivez-nous.

Sources

  1. Inventaire flamand du patrimoine culturel immatériel, usages de Saint-Nicolas et de Saint-Martin (en néerlandais)
  2. Arrêté royal du 19 mars 2004 relatif aux produits de cacao et de chocolat (Justel)
  3. Règlement (UE) 1169/2011 concernant l'information des consommateurs sur les denrées alimentaires (EUR-Lex)
  4. Arrêté royal du 17 juillet 2014 sur les allergènes des denrées non préemballées (Justel)
  5. ALVA (Luxembourg), Le phénomène du blanchiment du chocolat, fiche scientifique, 2024 (PDF)
  6. Règlement d'exécution (UE) 2015/1998 sur la sûreté de l'aviation civile, annexe, point 4.0.4 (EUR-Lex)
  7. Your Europe, restrictions applicables aux bagages
  8. GOV.UK, Bringing food into Great Britain (en anglais)

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